Apprendre à gérer
son stress suppose d'abord de bien comprendre le stress
et de mieux se connaitre !
Quelques
définitions
» LE STRESS
C'est une « Réponse de l'organisme aux facteurs d'agression
physiologiques et psychologiques ainsi qu'aux émotions agréables
et désagréables qui nécessitent une adaptation. » (Dict. Petit
Robert).
2 types de stress :
1. Stress positif : À un niveau minimal, le stress peut être
une source de vitalité. Il fait partie des réalités de la
vie. Ex: Un imprévu auquel on ne s'attend pas.
2. Stress continu : Ce type
de stress nous laisse dans un état de panique (chronique ou
perpétuel) : continu. Il devient alors source d'épuisement
et ses manifestations sont nombreuses et varient d'un individu
à l'autre.
»
LES STRESSEURS
« Un stresseur est l'événement qui déclenche la réaction
de stress, il apparaît dans notre environnement » (André,
Legeron & Lelord, 1995). Les stresseurs sont très nombreux
car tous les événements de notre vie nécessitent que nous
nous adaptions à eux. Par conséquent, tous les événements
peuvent être perçus comme des stresseurs.
Les stresseurs peuvent être classés en différentes catégories.
Nous y retrouvons les événements de vie et les stresseurs
quotidien. Les petits tracas quotidien sont aussi une source
de stress. L'accumulation de contraintes, d'insatisfactions
et de frustrations quotidiennes devient une source de stress
considérable dû à la répétition de ces petits stresseurs.
Nous pouvons comparer ces petits tracas à l'image de la goutte
d'eau qui tombe toujours au même endroit sur une pierre et
qui finit par la percer.
Les
Causes du stress et Éléments du quotidien
Qu'est-ce qui vous stresse?
Causes: état de santé, situation financière, solitude,
déracinement, pertes multiples, perte d'emploi, etc.
Éléments: les problèmes des enfants, entretien de
la maison, emplettes, l'apparence physique, le bruit, le problème
de transport, trop à faire et rien à faire, dépendance envers
une autre personne, etc.
Les
Manifestations du stress
En fonction de la personne, il peut y avoir des manifestations
à plusieurs plans.
Comment réagissez-vous lorsque vous êtes stressé?
Sur le plan physique: difficultés avec
le sommeil, maux de dos-épaules et de cou, perte d'appétit,
tremblements, maux de tête, problèmes de digestion, de cœur,
hypertension, arthrite, perte ou gain de poids.
Sur le plan émotif: impatience, hyperactivité,
agressivité ou passivité, sentiments de dépression, inquiétudes,
désespoir, culpabilité, négation.
Sur le plan psychologique: distraction,
difficulté de concentration, perte de mémoire, difficultés
au repos, au travail.
Le
Syndrôme Général d'Adaptation
Le SGA correspond à un ensemble de réponse, c'est-à-dire de
modifications du fonctionnement de la part de l'organisme,
suite à une stimulation.
Les trois phases du SGA selon Selye:
Phase d'alarme Cette phase consiste à la mise en alerte de l'organisme
et certains mécanismes vont se mettre en marche (sécrétions
d'hormones et neuro-transmetteurs, modifications biologiques).
Chaque personne va avoir ses propres réactions physiques (symptômes).
Cette phase exige beaucoup d'énergie.
Phase d'adaptation À cette phase, l'individu organise sa défense et son système
de résistance. À l'aide des mécanismes nommés ci-haut, l'organisme
va mobiliser des réserves d'énergie afin d'augmenter sa capacité
de résistance. Donc, l'organisme fonctionne sur un sur-régime
d'énergie. Malgré l'adaptation du corps à un stress, le stress
peut porter atteinte à certains organes du corps tels que
le coeur, les artères, l'estomac, etc. C'est lors de cette
phase que les maladies psychosomatiques peuvent apparaître
(ulcères, hypertension, asthme, eczéma,).
Phase d'épuisement Lorsque l'organisme ne se défait pas de ces stress chroniques,
c'est la phase d'épuisement qui apparaît. Cette phase marque
la défaite de l'organisme dans sa lutte contre le stress.
Les mécanismes de défense et de résistance cèdent et
c'est à ce moment que les maladies dégénératives apparaissent.
Les mécanismes individuels du
stress
Soumis à un stresseur, une personne va tenter de s'y
adapter. Cette personne va présenter des signes de réaction
au stress. C'est sa réaction de stress qui l'aide à réagir
au stresseur. Et à un même stresseur, les personnes réagissent
différemment. À stresseur égal, les réactions de stress sont
inégales. La perception et les stratégies adoptées face au
stress jouent un rôle très important car elles modifient l'impact
du stress.
Comment
faire face au stress?
Deux options s'offrent à nous lorsque nous voulons
gérer le stress. Il est possible de diminuer les stresseurs
ou de contrôler sa réaction de stress. Par exemple, si vous
êtes dans une pièce surchauffée et que cela vous agace, vous
pouvez ouvrir une fenêtre (action sur le stresseur) mais si
vous avez aucun contrôle sur la température de la pièce, vous
allez devoir vous dire que ce n'est pas si grave afin d'éviter
de vous énerver (action sur la réaction de stress). Dans plusieurs
situations, le contrôle de nos réactions de stress s'avèrent
très utile et indispensable.
Contrôler
sa réaction de stress
Lorsqu'une personne est stressée, elle réagit par trois
dimensions: physiologique et émotionnelle (ce qu'elle ressent),
comportementale (ce qu'elle va faire) et psychologique (ce
qu'elle va penser et se dire). Ces trois dimensions sont en
interaction constante lorsqu'une personne réagit au stress.
« Plus la réaction émotionnelle et physiologique sera forte,
plus elle va induire des comportements en réaction au stresseur
» (André, Legeron & Lelord, 1995). Prenez l'exemple d'une
mère qui voit son jeune enfant traverser la route sans regarder
et qui l'accueille par une claque à la figure tellement elle
a eu peur qu'il se fasse écraser.
« Plus les pensées stressantes seront fortes, plus elles
alimenteront les réactions émotionnelles et physiologiques
» (André, Legeron & Lelord, 1995). Par exemple, si je me dis
que c'est scandaleux que je ne puisse pas ouvrir la fenêtre
de mon bureau à cause des règlements stupides que prennent
mes patrons, cela va augmenter mon énervement et ma tension.
La réaction physiologique et émotionnelle de stress : Lorsqu'une personne est soumis à un stresseur, son organisme
réagit souvent spontanément sans que la personne en soit consciente.
Les réactions de stress sont comme des réactions d'alerte
qui nous préparent à une action physique. Ces réactions échappent
souvent à notre contrôle. Ce réflexe nous amène à combattre
ou à fuir. Ces deux comportements "primaires" et automatiques
peuvent nous aider lors de situations dangereuses (ex: entendre
un coup de klaxon lorsque nous traversons la rue (fuite).
Toutefois, ils peuvent s'avérer inutiles, gênantes et même
nocives dans certaines situations (ex: attendre dans une file
d'attente, s'adresser à un auditoire, etc...).
La réaction comportementale : Ces réflexes de fuite ou de combat se traduisent par nos
comportements. Il est important d'apprendre à bien les gérer
car beaucoup de stresseurs viennent de nos relations avec
les autres. Nos interactions avec les autres sont une source
de déception, d'irritation et de frustration. Par conséquent,
agresser ou s'inhiber s'avèrent peu adéquat. Ces deux comportements
ne parviennent pas à résoudre nos stresseurs relationnels.
Nous devons donc apprendre à s'affirmer (exprimer clairement
et directement ses pensées et ses sentiments sans agressivité).
La réaction psychologique : Une personne analyse constamment son environnement. Elle
analyse les événements et les situations qui l'entourent par
des mécanismes de pensées (d'évaluations, de jugements, d'interprétations
et de prévisions). Ces mécanismes vont aboutir à des cognitions
(phrases de notre discours intérieur, positives ou négatives).
Nos cognitions se produisent instantanément lorsque nous vivons
une situation ou l'imaginons. Par conséquent, ce n'est pas
un événement précis qui provoque directement le stress mais
plutôt nos cognitions. Devant une même situation, les gens
vont agir en fonction de leurs cognitions donc différemment.
Quel
stressé êtes-vous ?
Répondez par oui ou non aux 3 questionnaires A, B et C. Chaque
questionnaire se rapporte à un type de comportement.
» Avez-vous un comportement de type A ?
1. La compétition,
cela fait partie de votre nature.
Oui
Non
2. Rien ne vous convient mieux
que d'agir et de travailler dans l'urgence, "sous
pression", car vous devenez alors beaucoup plus efficace.
Oui
Non
3. En ce qui concerne vos collaborateurs,
vous estimez qu'il serait trop dangereux
de leur confier des responsabilités, de déléguer vos
pouvoirs, car ils seraient incapables de bien accomplir
leur tâche.
Oui
Non
4. Vous n'avez jamais le temps,
vous courez toujours après.
Oui
Non
5. Il y a des gens faits pour
diriger, d'autres pour être dirigés, c'est la loi de
la vie. Vous, vous appartenez au premier groupe.
Oui
Non
6. Après trois jours passés à
la campagne, l'ennui commence à s'installer.
Oui
Non
7. Vous avez encore beaucoup à
démontrer, pourvu qu'on vous donne plus de responsabilités.
Vous êtes persuadé que vous pouvez parfaitement remplacer
vos supérieurs.
Oui
Non
8. Vous détestez perdre votre
temps.
Oui
Non
9. Quand quelqu'un rit, sans que
vous en sachiez les raisons, cela vous agace plutôt.
Oui
Non
10. Une personne qui ne va pas
immédiatement au fait, une situation qui se prolonge
un peu vous impatientent très vite.
Oui
Non
11. Vous ne vous imaginez absolument
pas (ou vous refusez de vous imaginer...) prenant
un jour votre retraite.
Oui
Non
12. Si un chauffard vous insulte,
vous lui répondez en criant encore plus fort que lui.
Vous détestez vous laisser impressionner, c'est une
question d'honneur, pas question qu'on vous marche sur
les pieds!
Oui
Non
TOTAL TYPE A :
Oui
Non
» Avez-vous un comportement de typeB ?
1. Vous estimez qu'il faut savoir se prémunir
dans la vie, se garder des plages secrètes.
Oui
Non
2. À vos yeux, il y a des valeurs plus importantes que
le métier ou l'argent.
Oui
Non
3. Vous éprouvez plus de plaisir à donner qu'à recevoir.
Oui
Non
4. Quand vous n'avez pas ressenti un plaisir dans la
journée, vous avez l'impression que celle-ci a été vide,
inutile.
Oui
Non
5. Vous vous obligez à rester calme et à prendre du recul
en général, surtout face à des petits ennuis secondaires.
Ils sont d'ailleurs inévitables.
Oui
Non
6. Face à une situation d'urgence, vous vous contraignez
malgré tout à bien analyser la situation avant de prendre
une décision.
Oui
Non
7. Si un chauffard vous agresse verbalement, vous lui
répondez en tâchant de rester courtois. Rien ne vous paraît
plus détestable que de se laisser entraîner dans des querelles
qui ne mèneront à rien et risquent même de mal tourner.
Au diable la susceptibilité!
Oui
Non
8. À priori, toute personne nouvellement rencontrée doit
être considérée comme une future amie, quitte à changer
d'opinion à son sujet par la suite.
Oui
Non
9. Vous n'avez pas obtenu cette promotion: sale coup,
certes. Vous en concluez que vous avez peut-être mal joué,
il vous faudra donc mettre au point une autre stratégie.
Oui
Non
10. Lorsque quelqu'un rit en votre présence, cela vous
donne envie de rire à votre tour, car sa gaieté vous distrait,
même si vous vous rendez compte que c'est vous qui faites
les frais de son amusement, voire qu'on se moque de vous.
Oui
Non
TOTAL TYPE B :
Oui
Non
» Avez-vous un comportement
de de type C ?
1. Vous détestez décider sur le moment,
à chaud, et agir dans l'urgence.
Oui
Non
2. Vous avez horreur d'attirer l'attention sur vous.
Oui
Non
3. Rien ne vous semble plus désagréable que de faire
plusieurs choses à la fois: c'est le plus sûr moyen de
les rater toutes.
Oui
Non
4. Vous rougissez facilement.
Oui
Non
5. Vous n'avez pas obtenu la promotion escomptée: vous
ne manifestez rien, mais vous sentez bien que dans votre
entourage on se moque de vous. Pas question de recommencer
une telle expérience!
Oui
Non
6. Il vous arrive de rêver que vous prenez votre revanche
sur tout le monde, qu'on se plie à votre volonté.
Oui
Non
7. Vous ne savez pas dire non, et vous en souffrez.
Oui
Non
8. En compétition, vous pensez que vous perdrez sûrement
et qu'il est donc inutile de vous lancer dans l'aventure.
Oui
Non
9. Vous avez souvent des petites contrariétés dont vous
gardez le souvenir pendant plusieurs jours alors que vous
devriez les oublier. Mais non, elles sont là, elles pèsent.
Oui
Non
10. Lorsque quelqu'un rit, votre premier réflexe est
de penser que ce rire vous est destiné, qu'on se moque
de vous.
Oui
Non
11. Vous avez du mal à exprimer vos émotions ou votre
colère.
Oui
Non
12. Si un chauffard vous agresse verbalement, vous êtes
ulcéré, mais ne répondez pas et vous obligez à ne rien
laisser paraître.
Oui
Non
TOTAL TYPE C :
Oui
Non
Résultat du test
:
Pour chaque type A, B et C, calculez vos résultats
en accordant un point lorsque vous avez répondu "oui" et aucun
point pour "non".
1 point: réponse positive à une question
0 point: réponse négative à une question
Total de point type A:
Total de point type B:
Total de point type C:
À partir de 3 points, vous appartenez au type correspondant.
Plus votre score se rapproche de 12, plus vous correspondez
au type de comportement. En ce qui concerne le type B, le
score maximal est de 10 points.
Ces trois catégories de comportement sont schématiques mais
elles nous révèlent certains aspects de nous-mêmes face aux
épreuves et aux agressions.
Le type A
» modèle du battant, agit et ressent du plaisir dans
l'action, la pression;
» réactions très fortes s'il a l'impression qu'on s'oppose
à lui;
» compétition non seulement avec les autres mais avec
lui-même;
» déteste déléguer ses responsabilités;
» souvent mauvais perdant;
» impatient, pressé par le temps;
» en fait souvent plus que ne lui permet sa physiologie;
» vit sous tension;
» très extravertis;
» l'inaction et la solitude l'inquiète.
Le type B » équilibré, calme;
» capacité d'abandonner un projet sans perdre la face;
» facilité d'analyser les situations et d'adapter sa
conduite;
» faculté de prendre du recul et de se juger soi-même
à sa juste valeur;
» confiance en soi;
» ne ressent pas le besoin de prouver quoi que ce soit;
» très attentif et prend les autres en considération;
» communication.
n.b. Le type B est plus rare. Il représente d'une certaine
façon le modèle à atteindre.
Le type C
» introverti, fragilité et manque de confiance en soi;
» se juge lui-même sévèrement.
Deux types de C :
Le vrai C:C'est l'opposé du type A (se fait peu
confiance, déteste se mesurer aux autres, déteste devoir improviser,
possède peu de centres d'intérêt, tendance à se replier sur
lui-même, n'exprime pas ses émotions.)
Le faux C: C'est un type A qui s'est trouvé inhibé, qui
n'a pu exprimer sa véritable personnalité. Il démontre un
faux calme. Il endure et réprime les contraintes. Dans certaines
situations, il démontre sa vraie nature.
Démarche et résolution
de problèmes
Étape
Phase
Questions
I
Reconnaissance de son état de stress
Je me sens tendu(e). Qu'est-ce qui se passe?
II
Identification du problème
Sélectionner des buts réalistes
Qu'est-ce qui me stresse? Qu'est-ce que je veux?
III
Élaboration d'alternatives
Qu'est-ce que je peux faire?
IV
Considération des conséquences
Qu'est-ce qui peut m'arriver? Quels sont les avantages
et les inconvénients de chacune?
V
Prise de décision
Action Évaluation
Quel est mon choix? Maintenant, vas-y! Est-ce que ça
été efficace?
La
stratégie "ÉPIER"
Nos réactions de stress dépendent de l'utilisation de techniques
efficaces de gestion de stress et aussi de la confiance que
nous avons en nos propres capacités. En ce qui concerne l'impact
du stress sur notre vie, il ne faut pas oublier que les pensées
et les sentiments que nous avons envers un problème sont aussi
importants que le problème lui-même.
La technique "ÉPIER" vous permettra d'examiner les événements
ou les problèmes spécifiques que vous vivez ainsi que les
pensées et les émotions qui leur sont associées (Fortin et
Néron, 1991). Afin d'identifier vos sources de stress et vos
réponses à ces stresseurs, il faut s'ÉPIER c'est-à-dire s'observer
afin de les découvrir.
Voici les différentes étapes pour s'ÉPIER:
É représente
l'Événement extérieur
qui est lié au stress que vous vivez. P représente vos
Pensées en rapport avec
cet événement. I représente vos
Images intérieures liées
à cet événement. E représente les
Émotions qui vous viennent
souvent à la suite de vos pensées et de vos images stressantes.
Rreprésente vos
Réactions corporelles qui
accompagnent cet état.
» L'Événement
But : Comprendre ce qui a précédé la sensation
d'être anxieux.
Rien ne se produit au hasard. Toutes les émotions, même
si elles apparaissent subitement, ont un contexte et une signification
qui sont reliées à votre vie en général. Lorsque vous vous
sentez anxieux et tendu, c'est en réaction à une situation
stressante spécifique.
Pour identifier un événement stressant auquel votre corps
et vos émotions réagissent, vous pouvez vous poser les questions
suivantes:
1. Quel jour est-ce que j'ai éprouvé ce sentiment?
2. À quel moment du jour cela a-t-il commencé?
3. Où étais-je à ce moment là?
4. Qu'est-ce que j'étais en train de faire?
5. Qui était avec moi?
» LesPensées
et les Images
But : Identifier les pensées et les images
qui se produisent en réaction à l'événement stressant.
Vos pensées et vos images servent de pont entre l'événement
et les réactions de stress. Ce que vous vous dites et ce que
vous vous présentez comme images détermine largement vos réactions
émotionnelles et corporelles. C'est votre interprétation de
l'événement qui amène ces réactions. C'est pour cette raison
que les individus réagissent différemment aux mêmes situations.
Afin d'identifier vos pensées et vos images liées aux situations
stressantes, vous pouvez vous poser les questions suivantes:
1. Quelle image ou quel souvenir cela amène-t-il dans mon
esprit?
2. Quelles préoccupations, quelles inquiétudes ou quels doutes
cela me rappelle-t-il?
3. Qu'est-ce que je me disais?
4. Quel sens est-ce que je donne à cet événement?
» LesEmotions
et les Réactions
corporelles
But : Identifier la nature et l'intensité des émotions.
Les émotions et les réactions corporelles varient d'un individu
à l'autre mais aussi d'une situation à l'autre.
Voici les questions que vous pouvez vous poser:
1. Quel terme peut décrire le mieux ce que je vis? Quelle
émotion? Quelle sensation physique?
2. Sur une échelle de 0 à 100, quelle est l'intensité de l'émotion
que je vis?
(0 = absence d'émotion, 100 = l'émotion la plus intense
que j'ai vécue)
N.B. Lorsque vous utilisez cette technique, rappelez-vous
l'événement stressant avec le plus de détails possibles. Revoyez
cet événement comme si vous regardiez un film au ralenti.
Commencez par le moment qui précède celui où vous vous êtes
senti en détresse. Laissez-vous traverser cette expérience
en imagination.
L'attitude
psychologique
La perception, l'attitude psychologique de l'individu a
une influence directe sur sa capacité d'adaptation face au
stress. Nos PETITS DISCOURS INTÉRIEURS, notre perception de
nous-mêmes et de la vie influencent l'équilibre de notre stress.
L'attitude négative, les idées négatives et les inquiétudes
prennent de notre énergie et augmentent notre niveau de stress.
Elles finissent souvent par prendre toute la place dans nos
esprits.
Ex: Se critiquer, se comparer, ne pas être satisfait
de nous, se sous-estimer, avoir toujours peur...
Il devient donc important pour tout individu, de développer
une attitude psychologique qui permet de mieux vivre le stress,
d'être bien dans son corps, dans sa tête. Cela signifie donc,
apprendre à chasser les idées négatives, les inquiétudes.
PENSER POSITIVEMENT, CONNAÎTRE SES LIMITES, LES ACCEPTER ET
AVOIR CONFIANCE EN SOI sont des outils (moyens) importants,
afin de mieux gérer son stress, d'en diminuer l'intensité
s'il devient trop élevé.
Conclusion
Personne ne peut combattre notre stress à notre place. Il
est important d'apprendre à le gérer, à en être responsable.
Entreprendre des changements pour réussir à réagir positivement
(ou de manière plus adéquate) au stress de la vie. Il est
important de développer une manière d'être, de penser, susceptible
de favoriser le mieux-être.